Les limites de l’éducation positive.

L’éducation positive est partout. Avec les livres, les stages, les conférences et les ateliers qui prolifèrent, les parents d’aujourd’hui sont invités à se remettre en question, à apprendre les bonnes techniques et à développer les « vraies »  compétences pour être un bon parent, le parent parfait.

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Crédit photo: Dan Photographe

Si vous avez l’habitude de lire mes articles de psychologie sur le blog vous savez à quel point ce modèle de parent idéal m’agace! Ce qui me dérange terriblement dans ces théories d’éducation positive c’est le projet clairement énoncé de construire (preuves scientifiques à l’appui) les normes et les critères de la parentalité idéale, du « bon parent ». Je milite pour des parents « suffisamment bons » (pour reprendre le concept de « la mère suffisamment bonne » décrite par Winnicott dans mon article à retrouver ici) et je défends l’idée qu’un parent peut (et doit!) se tromper, a le droit de se mettre en colère parfois, peut échouer, recommencer, essayer…

Comme la psychanalyse en son temps, je trouve que l’éducation positive est culpabilisante pour les parents. Certes elle promeut beaucoup de bienveillance et d’empathie pour les enfants, mais à l’inverse il n’y a aucune prise en compte sérieuse des affects des parents. Le parent suffisamment bon n’a pas sa place dans l’éducation positive. Selon ces théories, si par malheur, après une journée horrible vous perdez patience avec votre enfant vous êtes coupable d’être celui qui a infligé une décharge de cortisol (l’hormone du stress) au fruit de vos entrailles. Si votre enfant fait une crise, c’est probablement parce que vous avez eu une réaction inadaptée? Même si toutes ces données sont vraies, est-il nécessaire de le dire de cette manière à des parents qui sont prêts à tout pour le bien être de leurs enfants? Parce que le danger c’est que cet idéal de construire un monde plus calme ne se fasse que dans un sens et que cette éducation positive fabrique aussi des parents plus fragiles, malheureux, en échec, qui doutent et qui se sentent coupables. Et je suis convaincues qu’un parent malheureux, même s’il est bienveillant,ne peut pas rendre son enfant heureux. Et puis voulez-vous vraiment que votre enfant s’identifie à un adulte qui n’est pas sûr de lui et qui se culpabilise en permanence?

Je suis impressionnées de voir depuis quelques années le nombre croissant de mères qui viennent me voir au cabinet pour des symptômes anxio dépressifs (je ne parle pas de pathologie mais juste de symptômes) liés directement à leur rôle de mère. Ce qui est impressionnant c’est que ce sont souvent des femmes qui ont fait des ateliers de communication bienveillante, qui ont ont lu et relu tous les livres sur l’éducation positive que l’on trouve en tête de gondole dans les librairies et qui sont d’une empathie et d’une bienveillance extrême comparé à la normal. Alors oui, ce sont des femmes qui ont une certaine fragilité et qui manque de confiance en elles, mais elles sont du coup les meilleures « clientes » de ce type d’éducation! Comme elles doutent, elles ont besoin de quelqu’un pour les guider, quelqu’un qui puisse les prendre par la main pour leurs dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire et elles en subissent les conséquences en ne réussissant pas à faire la part des choses. En taisant leurs propres affects pour être complètement dévouées à leur enfants elles s’oublient, ne pensent pas à se qu’elles ressentent et se retrouvent perdues. Ces mamans là, qui sont pourtant des mères incroyables veulent à tout prix devenir la mère parfaite décrite dans les livres. Malheureusement elles sont humaines et quand elles n’arrivent pas à gérer leurs émotions elles sont anéanties.

Ce qui me dérange dans la parentalité positive c’est cette course vaine pour être le parent parfait. J’aime beaucoup cette philosophie de vie qui vise à plus d’empathie et de respect, à moins de jugement et d’agressivité mais c’est dommage que cette vision des choses ne puisse pas s’appliquer aussi aux parents. Si l’on souhaite apprendre le respect à son enfant ne faut-il pas commencer par nous respecter nous même pour lui montrer l’exemple? Finalement, comme souvent, les extrêmes sont néfastes et il faut savoir faire le tri de toutes les informations reçues. L’empathie c’est bien mais attention à ne pas basculer dans la sympathie ou dans la compassion! Elle est peut-être là la limite de l’éducation positive. Etre en empathie n’est pas une choses facile, d’autant plus lorsqu’on est impliqué affectivement dans la relation. S’inspirer de toute cette bienveillance que promeut l’éducation positive c’est génial mais encore faut-il aussi être capable de décrypter ce que nous, parent, nous éprouvons. Comment est-il possible d’accompagner les émotions de nos enfants si nous ne sommes même pas capable d’analyser et de gérer nos propres affects?

Le parent parfait n’existe pas alors ne surévaluez pas les conséquences de vos actes, continuez d’être bienveillant avec vos enfants mais apprenez à le devenir aussi avec vous. Arrêtez de vous mettre trop de pression, vous avez plein de jolis défauts, qui, contrairement à ce que vous imaginez permettront aussi à votre enfant de se construire.

à très vite!

Mme Elle

-La belle vie Family-

 

35 réflexions sur “Les limites de l’éducation positive.

  1. Il est vrai que certains parents se mettent tellement la pression pour atteindre un idéal de la famille parfaite qu’ils finissent par craquer. J’espère que ton article leur permettra de se relâcher et d’appréhender leur rôle de parents avec plus de sérénité.

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  2. Merci ton article soulage et rassure.
    L’instinct, je fonctionne beaucoup comme cela avec mon petit garçon.
    Il a 19 mois et rentre dans la période du « non » permanent et l’opposition, la crise si il n’obtient pas ce qu’il veut, il sait exactement où il veut aller et comment il veut y arriver…
    On respire et on explique, pas toujours facile.

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    • Perline n’a que 14 mois et elle est déjà déterminée dans ses choix et souvent en colère quand on l’empêche de faire ce qu’elle veut. Nous prenons le temps de lui expliquer que c’est pour sa sécurité, que nous l’aimons… Et puis des fois après plusieurs crises on est tellement agacés qu’on dit juste « non » fermement et surtout sans culpabiliser!

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      • Cela me fascine cette soif d’indépendance (petite soif 😀) si petit et déjà bien sur de lui, il m’impressionne et j’admire mon petit homme.
        Merci pour tes précieux conseils.

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  3. Bonjour Mme Elle,

    J’ai eu connaissance de votre article via Facebook. En tant que papa, il me semble tout aussi manichéen que les livres qu’il critique.

    Je n’y vois pas plus de l’aide au lâcher prise qu’un défouloir d’une émotion personnelle. Et son titre est maladroit: Plutôt que « les limites de l’éducation positive », je vois dans votre texte « les réserves à avoir à l’application sans prise de recul de ce qui est présenté comme ‘l’éducation positive’ « . (la présence en tête de gondole n’est que très rarement un critère de qualité des livres).

    Pour ma part, je m’inspire, « quand j’ai le temps de cerveau nécessaire », des principes et valeurs de la discipline positive ainsi que des observations de Eckart Tolle. Ce n’est pas uniquement pour mes enfants, mais dans mon couple et dans mon management; car c’est d’abord un travail sur soit, pour pouvoir comprendre son environnement & se comprendre soit-même pour communiquer au mieux et ainsi agir au mieux.

    C’est comme le bonheur, ce n’est pas une question de finalité mais de posture.

    Bien à vous,
    Guillaume

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    • Bonjour Guillaume,
      Tout d’abord merci pour votre commentaire constructif (et bienveillant!). Je suis étonnée par le terme « manichéen » que vous utilisez dans la mesure où justement mon point de vue sur la question est que les théories développées sont vraiment intéressantes (j’aime beaucoup lire ces livres d’ailleurs) mais qu’il y a selon moi des limites à la manière dont nous sommes supposés les appliquer. Il ne s’agit donc, pas uniquement, selon moi, d’une prise de recul à avoir. Mon avis c’est qu’on ne peut pas parler de ce type d’éducation sans expliquer aussi la psychologie des parents. Du coup je parle de « limites » mais elles pourraient être dépassées et j’adorerais lire l’auteur qui réussirait à combiner les deux! Et puis en tant qu’ancienne chercheuse, je trouve aussi très dommage que dans les ouvrages que je possède et qui se trouvaient pourtant en tête de gondole il n’y a aucune référence sur les études sur lesquelles les auteurs s’appuis (après je n’ai pas tout lu sur le sujet!). Je vous rejoins complètement sur le fait qu’il s’agit avant tout d’un travail sur soi et d’ailleurs en parlant de remise en question je me questionne sur votre phrase: « un défouloir d’une émotion personnel »… Je vais réfléchir et essayer de comprendre si cela est vraiment le cas et alors pourquoi…? 😉
      Bonne journée,
      Mme Elle

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  4. Bonjour,
    Beaucoup de choses de l’education positive sont a conserver… Mais j’adhere assez a ton constat des (trop) fortes exigences qui lui sont liees. Typiquement, s il me semble que beaucoup de Mamans adherent a ses principes pour un enfant de 1 ou 2 ans… mais que les troupes se reduisent au fur et a mesure que les enfants grandissent… car trop difficile a suivre sur le long terme, trop exigent 😉 Dommage pour les enfants, finalement, car les principes sont bons.

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    • Bonjour,
      Je trouve aussi l’idée d’un monde plus doux et bienveillant tellement bonne… Ce que je trouve dommage c’est que certains parents qui n’arrivent pas à suivre à la lettre ce qui est recommandé dans les livres se culpabilisent et se retrouvent en souffrance et persuadé qu’ils sont de mauvais parents. Il faut que l’avancée continue d’être positive mais si possible à tous les points de vue. Après je ne sais pas, mon avis est peut-être biaisé par les nombreuses mamans que je vois arriver ces dernières années en psychothérapie pour ces raisons là justement…
      Bonne journée!

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  5. Merci pour ce joli billet qui fait du bien. Art thérapeute je suis aussi plus dans l’approche de Winicott pour mon apprentissage du role de maman. Je l’avais lu pendant mes études et je crois que cette notion de « suffisamment bonne » m’aide à relativiser les jours de fatigue. On peut pas toujours être au top !

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  6. Merci, Merci Merci ! Effectivement je trouve ça très culpabilisant, surtout en ce moment ou ma fille est en pleine crise d’opposition et où moi je suis fatiguée, je culpabilise énormément quand je perd patience et lui crie dessus à cause de tous les articles que je lis, (pourtant je suis pas une partisane, loin de là) mais quand on te dit partout que si tu cris ou puni tu es une mauvaise mère, comment tu veux être en paix avec toi même ?

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    • Les idées de l’éducation positive sont géniales mais il manque selon moi des travaux de recherche sur la parentalité et les affects des parents pour les déculpabiliser de ne pas toujours réussir à gérer leurs émotions (parce que c’est normal et ça arrive forcément!).

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  7. Merci pour ce petit billet, très bien écrit et qui rejoint tellement ma façon de pensée ! Façon de pensée sur nos relations parents/enfants que j’avais d’ailleurs écrite ici http://mapetiteoeuvre.blogspot.fr/2016/05/et-legalite-entre-parents-et-enfants-on.html et dont j’aimerai l’avis, à tous ceux qui ont envie de partager leur pensée.
    L’éducation positive oui, la culpabilité et l’exigence de la société actuelle, non !

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  8. Je ne comprends pas vraiment cette critique. Non pas que je ne veuille pas critiquer l’éducation dite « positive » ! Je partage ce point de vue que cela ne doit pas être un dogme, comme aucune règle d’éducation ou de vie d’ailleurs…
    Par contre, ce que je ne partage pas, c’est le constat 1) que l’éducation « positive est partout ». Dans le petit microcosme que je suis (de suivre) sur internet, oui, peut-être, mais dans la vie, quand je regarde la sortie de l’école ou écoute des commentaires à la radio/sur les réseaux sociaux (par ex autour de la loi anti-fessée), ou les remarques de tous bords…on voit que les « bons vieux systèmes » ont la vie dure. Je vis à la campagne, loin des centres villes bobo branché et je vous assure que Filliozat et F&M ne sont pas en tête de gondole ! 😉 (humour et ironie !)
    2) j’avoue ne pas trop comprendre cette histoire d’être « suffisamment » bon/ne. Pour ma part, je ne connais pas de parents parfaits, même ceux qui ont lu tout FIllizat, Dolto et sont Faber & Mazlich 5ème Dan ! Et ceux qui font des blogs à ce sujet ne me semble pas prôner cette « perfection », mais c’est mon ressenti. Et évidemment, je ne connais pas tous les parents du monde. Que des parents (et surtout des femmes il me semble) se sentent « imparfaits » ou culpabilisent de ne pas atteindre cette perfection, ne me semble pas en rapport avec ces idées de CNV and co. Je pense qu’une mère culpabilise pour beaucoup de chose (presque tout) à propos de son enfant, parce que la société lui met une pression telle à ce sujet. Si son enfant est « mal » élevé, ce sera forcément de sa faute. Elle a trop allaité ou pas assez, trop materné ou pas assez, trop fait ceci, pas assez fait cela…selon qui lui parle! « De toute façon ce sera mal fait » disait Freud.
    Donc je pense que le problème de la culpabilité est profond mais en rien dû à l’éducation « positive ».
    3) de surcroit, il me semble que c’est mal comprendre le concept que de penser que le parent doit « tout » à son enfant, doit être zen en permanence, doit mesurer ses paroles, etc. Ce que j’ai apprécié dans cette approche (lire notamment Th. Gordon), c’est que justement, le parent peut être « faillible », a ses propres limites, etc. Mais qu’il peut le dire! Ex: dire « je suis fatiguée et n’ai plus de patience » plutôt que « tu m’énerves ». Et que si des paroles trop brutales, des cris, voire même une fessée accidentelle surviennent, on ait assez d’humilité pour dire « excuse-moi, j’étais trop énervé, je n’aurai pas dû ». Quitte à réfléchir soi-même à comment ne pas recommencer, et notamment penser à soi, penser à se faire du bien aussi, à passer le relai si on sent que la pression monte, etc.
    Enfin, c’est mon approche, et comment je vois la CNV au quotidien. En sachant que je sais très bien que je ne serai pas toujours en mode CNV !
    Bref, un long commentaire pour dire que je suis d’accord avec le titre: pas de dogme, mais pas trop sur le reste. Cela peut être sans doute du à nos biais de lecture/vision de notre monde ! 😉

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      • Ou alors j’ai mal compris ! 😉 J’ai l’impression que vous « accusez » les principes d’éducation positive (bon, faudrait voir à définir ce qu’on entend, car le champ est vaste), comme responsable des angoisses des parents (mères) de ne pas être assez bien. En fait, je voulais élargir car il me semble que ces théories sont plutôt intéressantes pour les enfants ET les parents!
        Et que les angoisses quasi-existentielles d’être une « bonne mère » sont présente en plus ou moins fort chez toutes (en tout cas en Occident), et quel que soit le type d’éducation que l’on pratique. (Même des parents qui affirment qu’une bonne claque est bénéfique à l’enfant peuvent se demander s’ils font bien et s’ils sont assez « bons »).
        Disons que je pense que ce n’est pas la CNV/l’éducation positive qui est responsable des angoisses maternelles/parentales, mais plutôt une certaine pression personnelle et/ou sociétale…
        Bon, c’est le premier article que je lis sur votre blog, je vais découvrir la suite ! 😉

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      • Je suis tout à fait d’accord avec vous et je n’accuse pas l’éducation positive dans mon article (bien au contraire!). En revanche je regrette qu’on ne parle pas ou très peu (je n’ai peut-être pas les bons livres) des affects des parents. C’est pourquoi je parle de « limite ». Pour moi ce terme est utilisé pour souligner les aspects qui mériteraient d’être approfondis. C’est un article qui se veut constructif 😉

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    • Néanmoins je vous assure que toutes les personnes qui décident de faire une psychothérapie ne sont pas issues uniquement des « centres villes bobo branchés »(J’ai exercé presque 10ans dans un petit village à la campagne en tant que psychologue).

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      • Ah ça c’était pour l’ironie ! 😉 Je ne sais pas si une cartographie de l’intérêt à une éducation alternative existe, mais ça pourrait être intéressant… Mais en effet, la remise en question parentale (ou existentielle) est partout, fort heureusement !

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  9. Alors pour continuer dans la construction : j’ai beaucoup aimé l’approche de Thomas Gordon (il me semble un des précurseurs, mais je n’en suis pas sûre, tout le monde se revendique précurseur dans ce domaine!) et sa « troisième voie » (voir le livre « Parents efficaces »). L’utilisation de « messages-je » pour parler de soi plutôt qu’accuser l’autre me parait salutaire. Dans le sens où on n’accuse pas l’enfant, on pose les faits. On pourra accepter le même comportement un jour et pas un autre, simplement parce qu’on n’est pas dans les mêmes conditions. Et les parents ne sont pas obligés d’être d’accord ente eux !
    J’avoue que j’ai vite abandonné Filliozat, qui est une bonne vulgarisatrice mais dont le ton me gonfle un peu. Il en faut pour tous les goûts ! 😉
    Enfin, le Dr Ch Guegun sur les neurosciences, si son livre est un peu trop dans les aspects biologiques (bon, c’est son job après tout!), m’a interpellé avec le passage sur la résilience: ce n’est pas parce que vous aurez crié une fois sur votre enfant qu’il deviendra un dangereux psychopathe associable (je caricature !!!). C’est la répétition des maltraitances qui crèe les problèmes, et encore.
    Au travers de blogs, j’ai pu voir aussi que des mères racontant leurs expériences insistent sur leur état à elles, en disant par ex « ce jour là, je n’en pouvais plus… » et en donnant leurs trucs à elles pour se ressourcer.

    Il me semble ainsi que la CNV passe aussi par une bonne connaissance de soi et de ses limites, et en ce sens, elle permet de déculpabiliser, justement ! Nous sommes les adultes: à nous de montrer l’exemple, soit par une attitude « zen » quand on le peut, soit en s’excusant auprès de l’enfant après coup, preuve que nous sommes aussi faillibles et humains (heureusement!) mais que l’on peut s’excuser après une colère.
    Voir uniquement l’aspect « quand je crie, telles hormones provoquent un choc chez mon enfant » est en effet un peu réducteur…

    Merci en tout cas d’avoir lancé la discussion et poussé à ma réflexion !

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    • Je valide totalement et je partage complètement votre point de vue! Sauf que vous semblez avoir énormément lu sur le sujet et ce n’est généralement pas le cas de la plupart des parents qui se limitent à I.Filliozat parce que ses livres ne sont pas trop théoriques. Malheureusement c’est dans ce genre d’ouvrages que les affects des parents sont mis de côté et c’est surtout ce genre d’approche à laquelle je trouve une limite. Tout ce que vous décrivez me parle et j’approuve complètement mais (et c’est là où je comprends mieux votre premier commentaire) les parents comme vous qui « creusent » ce sujet sont rares et l’éducation positive mal utilisée me semble vraiment néfaste pour les parents.

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  10. Je suis presque tout à fait la maman que tu décris… celle qui manque de confiance en elle, qui a lu beaucoup de livres de parentalité, de CNV, et a fait la formation F&M. Si j’ai fait cette formation ce n’est absolument pas pour etre La maman parfaite, c’est juste que je déteste crier, je ne trouve pas ça du tout efficace pour tout le monde. Et j’ai envie de sécuriser mes enfants – pas qu’ils soient des enfants insécurisés comme leur mère 😉
    Dans la formation F&M, notre formatrice avait le même discours que toi ! Comme quoi ce sont les réseaux et les déformations, les interprétations qui sont incorrectes. Ne pas chercher à etre le parent parfait, de toute façon, elle nous disait, si vous êtes le parent parfait votre enfant vous reprochera d’avoir était trop parfait, trop lisse ! La formation apprend des habilités à tenter au quotidien et aussi des discussions entre parents (groupe de paroles) qui donnent des solutions à des situations bloquantes.
    Et on apprend aussi de l’enfant qu’on était. Les mamans comme moi et que tu décris, qui ont vécu une enfance qui ne leur a pas donné les clés de la confiance en soi, devraient sans doute vivre une thérapie ou quelque chose du genre…

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  11. J’ai aimé votre article car en étant devenue maman récemment, je me suis renseignée sur les méthodes et principes d’éducation qui correspondaient à mes valeurs et j’ai donc trouvé beaucoup d’articles et de livres sur l’éducation positive et le maternage.
    Et ce que je retiens de toutes les informations que j’ai collectées c’est que je mets en application ce qui me correspond, ce qui convient aussi à mon petit loulou (car dès sa naissance il a eu son caractère, ses besoins et ses préférences) et qu’il fallait avant tout que j’expérimente pour découvrir et que je suive mon instinct.
    Devenir maman m’a conforté dans mes choix alors que le monde extérieur, souvent bienveillant, a quand même tendance à remettre en question vos choix éducatifs s’ils ne correspondent pas à la norme attendue (éducation positive ou traditionnelle principalement).
    En définitif, j’ai donc choisi avec le papa de ne pas laisser pleurer mon bébé, de le rassurer lorsqu’il en avait besoin, de le câliner lorsque moi aussi j’en ai envie, de le porter en écharpe (beaucoup au début et moins actuellement maintenant qu’il a un peu plus de 6 mois) mais de ne pas l’allaiter malgré mon souhait initial car j’étais épuisée et que c’était douloureux à cause d’un mauvais démarrage.

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  12. Bonjour Mme Elle,
    Je suis tombée sur cet article au détour de mes recherches sur l’éducation positive, afin de connaître suffisamment la chose pour en parler sur mon blog.
    Mis à part que j’apprécie grandement votre style (j’ai zieuté les photos des autres articles), je suis ravie de voir une consœur qui arrive aux mêmes conclusions que moi ! 😉

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